L'amour se perd dans les yeux noirs Du fond
Du puits,
La vie s'élance sur le dos d'ailes longues
Surplombant les étendues absentes de l'horizon.
Le vent reçoit les ailes, et tourne,
Et la mort
Sonne ses grandes cloches
Plaquées de bois luisant et de cuivre
Tout plein de crasses
Crues, et de non-sens .
- Le retour du flambeau
Secoue sa toile encrassée
Des craintes
Le feu s'extinct dans les bouches sales
Les cris sèchent sur la braise
La braise meurt sur la toile.
*
Et sous les sanglots des gorges mortes,
Et les tremblements
Des mentons rigides
Surgissent la fougue rouge, et les touffes de cotton, et l'émeraude, et l'eau froide
Et les fièvres belles,
Et laides,
Où s'encrassent les hautes pensées
- Comme un corps dans une boue -
Crevant par la densité des airs faux et
Coulants dans une
Glu épaisse
Qui bout Par Terre.
*
Sont-ce les richesses sombres qui broient du corps
Ou une valse où les maximes claquent leurs semelles vers l'antre
Du vide
Frappant le vent et plongeant dans un nouveau néant
Et tournent les anges rouges et les anges noirs, alcooliques,
En se mêlant
Dans une fougue qui éclate
Des corps
Aux yeux
Et au gorges déployées
Les bruits des couleurs s'agressent et
Pénètrent le siège où foisonnent les onirismes bizarres
En chassant des esprits les normes
Et les pâtés pleins d'ingrédients sociaux
- C'est l'affreuse dynastie des morts où le désir agresse
Le concept
Ou l'irrésistible bal où flamboient l'eau, l'or, le vin, la peur et l'ordre - les cris d'un primitif nouveau et des jouissances sourdes
Qui fument la brise agressive du temps
Et s'étouffent
Et embrassent la mort
L'absurde qui chute
Et la morale qui coule.
[rires]
Raphaëlle S
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